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Interview de Fabien d’Efficycle.

Dans le cadre de la promotion des diverses alternatives existantes au système actuel, nous vous proposons de découvrir aujourd’hui l’organisation Efficycle qui promeut l’actualité du développement durable considérant que l’information est « la première arme du changement ». Nous remercions Fabien qui a consacré du temps pour nous donner des réponses de qualité.

 

 

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de la genèse de la création de votre organisation ?

Passionné par la mise en œuvre du développement durable,  j’ai travaillé pendant quelques années dans un bureau d’études spécialisé en économie circulaire suite à mes études. Après mes diverses expériences auprès de bureaux d’études et de collectivités territoriales, je me suis rendu compte qu’il y avait un très grand fossé entre les possibilités d’amélioration environnementale et les stratégies publiques et privées mises en œuvre et ce, par faute d’information. J’ai donc décidé de développer un outil gratuit – www.efficycle.fr – d’aide à la prise de décisions stratégiques sur les questions environnementales. Efficycle est donc née en janvier 2013 du constat que pour pouvoir agir, il convient avant tout d’être bien informé ! L’information existe sur le web, mais est disparate et difficile à synthétiser. C’est à cette problématique que nos veilles hebdomadaires répondent très précisément en rendant l’information accessible.


Quels sont vos buts et vos valeurs ?

Convaincue que l’information est la première arme du changement, Efficycle a été créée dans le but de promouvoir l’actualité du développement durable auprès du plus grand nombre. Aussi, Efficycle propose aux professionnels du développement durable, chercheurs, associations, ou tout simplement passionnés, l’abonnement gratuit à ses veilles sur les cinq principales thématiques du développement durable :

Aménagement & Eco-construction
Déchets & Recyclage
Eco-mobilité
Énergies renouvelables
Management durable

L’objectif est donc de proposer à des décideurs économiques une information thématisée clés en main gratuite, pour que le degré d’information soit le même autant pour une grande que pour une petite structure. Mais aussi de rendre visible de toutes petites structures auprès d’influenceurs économiques.


Pouvez-vous nous parler plus précisément de ce qu’est l’économie circulaire et de ce qu’il en est de ses applications concrètes ?

L’économie circulaire est une économie dans laquelle « rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme » comme le disait Lavoisier. L’idée est d’appliquer à la société toute entière une vision circulaire en opposition au modèle linéaire actuel où l’on prélève les ressources naturelles sans considération de leur renouvellement, où l’on produit des biens de consommation sans respect de la biosphère. Par exemple, et concernant les produits de consommation, l’idée est qu’il n’y ait plus que 2 types de produits :

– Des produits à usage unique qui retourneraient à la terre sans impact pour cette dernière : l’emballage et les restes de produits puissent être bio-dégradés et issus de ressources renouvelables ;
– Des produits techniques (high-tech, mobilier, machines, …) qui seraient entièrement éco-conçus et dans lesquels tous les éléments seraient facilement démontables et 100 % recyclables.

Parmi ses applications concrètes on peut parler du fauteuil Think développé par SteelCase ou encore les réseaux de ressourcerie qui travaillent sur l’upcycling des matériaux…


Vous semblez prôner une vision optimiste de l’avenir, que pouvez-vous répondre aux personnes qui pensent qu’il est déjà trop tard et que nous avons atteint un point de non-retour
par rapport à la dégradation galopante de nos écosystèmes ?

Tout simplement que le catastrophisme a rarement fait avancer les choses ! Toutes les alternatives que nous relayons ont été mises en œuvre par des associations, des collectivités, des entreprises, ou par de simples citoyens : nous souhaitons ainsi démontrer que changer le Monde est justement à la portée de tous.  Nous voulons contribuer à enrayer le fatalisme qui entache souvent l’innovation, principal moteur du changement de paradigme.


Plus globalement, quelle est votre vision du monde politico-économique dans sa relation avec l’écologie ? Pensez-vous que le changement peut venir par le haut ou, au contraire, que c’est plutôt aux citoyens de se prendre en main et de partir du local pour aller vers le global ?

Il apparaît clairement que les réponses politiques ne satisfont pas les enjeux globaux, que ce soit par manque de réactivité ou autre. Quoi qu’il en soit, nous voyons clairement que le changement intervient à travers des démarches bottom up, c’est-à-dire à partir de démarches individuelles massives. Les réglementations ou engagements politiques ne sont plus les premiers leviers de changement, les réponses arrivent via des initiatives privées (entreprises, associations, individus, …) qui apportent de réelles innovations !


Que pensez-vous généralement du fonctionnement des médias français, et en particulier par rapport à l’approche vis-à-vis de l’écologie ?

A travers la veille poussée dans le développement durable que j’effectue depuis un peu plus de trois ans, j’ai pu m’apercevoir que les médias ont significativement évolué. Il y a trois ans, seulement quelques médias spécialisés se faisaient l’écho de l’information dans ce domaine (Terra Eco, Actu Environnement et Néoplanète par exemple, pour ne citer que les plus connus) et n’étaient alors lus que par une frange très restreinte de la population, faisant d’eux des précurseurs qui ont ouvert les portes à la diffusion de ce que j’appellerais  « l’information durable ».

Aujourd’hui, deux phénomènes peuvent être constatés :

– Le nombre exponentiel de médias spécialisés qui naissent chaque mois : rien qu’entre 2012 et 2013, nous avons assisté à la création de plusieurs dizaines de médias, online et offline (parmi eux Socialter, WeDemain, Courant Positif, Provocateur de Sourires, …) ;
– La généralisation de la thématique du développement durable dans les médias traditionnels (économiques et généralistes).


Pensez-vous, comme certains le disent, que les technologies futures nous permettront de dépasser les problèmes environnementaux tout en conservant notre mode de vie ?

Vaste débat ! Je ne dirais pas que j’ai un point de vue arrêté sur la question. Les technologies, si elles sont développées en cohérence avec un but louable de développement durable (dans leur cycle de vie) sont tout à fait indispensables à ce changement. Prenons l’exemple des plateformes web de consommation collaborative qui permettent de repenser notre manière de consommer tout en apportant des solutions concrètes, ou encore les solutions de gestion énergétique qui permettent de rationaliser nos consommations d’électricité.


Comment vous positionnez-vous par rapport à l’idée de décroissance ?

Encore un autre vaste débat ! L’objectif d’Efficycle n’est pas de prendre position sur telle ou telle solution mais de rendre compte des solutions naissantes pour que chacun puisse se faire sa propre opinion. Par exemple, et concernant la consommation de papier, nous allons autant mettre en avant, l’utilisation de la pâte à papier issu de forêts gérées durablement, que l’utilisation de pâte à papier recyclée, que la dématérialisation de l’usage du papier.

Néanmoins et à titre personnel, la croissance se faisant soit au dépend des autres (pays, citoyens du monde) soit au dépend de la planète (ponction de ressources naturelles sans soucis de leur renouvellement) n’est pas pour moi une démarche viable et éthique.


Votre action se limite-t-elle à la France où avez-vous également développé des partenariats avec d’autres organisations à l’étranger, notamment dans les pays du sud ?

Nous avons en effet mis en place différentes démarches et partenariats qui ont des liens avec les pays du sud :

– Reforest Action : programme de reforestation dans les pays du sud ;
– 1 % for the Planet : nous donnons 1 % de notre chiffre d’affaires pour des associations de protection de l’environnement ;
– Pure Projet : compensation carbone via des projets dans les pays du sud.


Enfin, pouvez-vous faire un point sur votre actualité du moment et vos projets en cours ?

Dans un premier temps, nous continuerons bien évidemment à développer notre lectorat pour sensibiliser un maximum de personnes aux enjeux d’un développement durable. Ensuite, notre service étant gratuit, notre objectif pour pérenniser notre activité est également de séduire les annonceurs. Pour ce faire, nous commercialisations différents types d’espaces publicitaires au sein de nos veilles thématiques. A plus long terme, notre développement devrait passer par un élargissement de notre périmètre éditorial aux sources d’information anglophones.


En complément de cette interview, vous trouverez ce document fort intéressant réalisé par Efficycle : 2013 en 365 initiatives.

Encore un grand merci à Fabien et à toute l’équipe d’Efficycle pour leur travail et leur disponibilité !

 

Thomas Demmel.

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